
Introduction
Beaucoup de personnes connaissent leur poids. Certaines connaissent même leur IMC, mais très peu savent réellement ce que signifient les différents stades de l’obésité.
Être en surpoids n’a pas les mêmes conséquences qu’une obésité sévère ou morbide. Pourtant, on mélange souvent tous ces termes.
Comprendre son IMC est une première étape. Mais ce qui compte ensuite, c’est de comprendre pourquoi on prend du poids et comment agir durablement.
Dans cet article, nous allons voir à quoi correspondent les différents stades du poids, pourquoi l’IMC n’est pas toujours suffisant pour évaluer sa santé et quelles sont les premières actions à mettre en place selon votre situation.
L’IMC : un bon indicateur… mais pas parfait
L’Indice de Masse Corporelle (IMC) est l’outil le plus utilisé pour évaluer rapidement si une personne est en poids normal, en surpoids ou en situation d’obésité.
Son calcul est simple : il suffit de diviser votre poids (en kg) par votre taille (en mètres) au carré. Par exemple, une personne qui mesure 1,80 m et pèse 81 kg obtient un IMC de 25 kg/m², (81 ÷ (1,80 × 1,80) = 25 kg/m²) ce qui correspond au début du surpoids.
L’IMC est largement utilisé par les professionnels de santé car il permet d’obtenir une première estimation de la corpulence en quelques secondes. C’est un repère simple qui convient à la majorité de la population.
En revanche, il possède une limite importante : il ne fait pas la différence entre la masse grasse et la masse musculaire. Un culturiste de 1,80 m pour 100 kg peut être classé en obésité selon son IMC alors qu’il possède très peu de graisse. À l’inverse, une personne peut avoir un IMC normal tout en ayant un excès de graisse abdominale.
C’est pourquoi je considère l’IMC comme un bon point de départ, mais pas comme une vérité absolue. Pour avoir une vision plus complète, il est également intéressant de mesurer son tour de taille, dont nous allons parler juste après.
Le tour de taille est souvent plus parlant
Même si l’IMC est un bon indicateur, il ne dit pas où la graisse est stockée. Pourtant, toutes les graisses n’ont pas le même impact sur la santé.
La graisse située au niveau du ventre, aussi appelée graisse abdominale, est généralement plus préoccupante que celle située sur les hanches ou les cuisses. C’est pourquoi je trouve que le tour de taille est souvent un meilleur indicateur que le poids seul.
Personnellement, je préfère suivre plusieurs éléments plutôt que de me focaliser sur la balance :
- l’évolution de mon tour de taille ;
- la façon dont mes vêtements me vont ;
- mon niveau d’énergie et ma forme physique au quotidien.
Il arrive d’ailleurs que le poids ne bouge presque pas alors que le tour de taille diminue. C’est souvent le signe que votre composition corporelle évolue dans le bon sens, même si la balance ne le montre pas encore.
En résumé, ne laissez pas un simple chiffre décider de votre réussite. Votre tour de taille et votre ressenti sont souvent de meilleurs indicateurs de vos progrès.
Voyons maintenant à quoi correspondent les différentes catégories de poids et les stades de l’obésité selon l’IMC.
Les 6 étapes du poids
Le tableau ci-dessous vous permet de situer rapidement votre catégorie de poids. Gardez toutefois à l’esprit qu’il s’agit d’une estimation. Comme nous l’avons vu précédemment, l’IMC ne prend pas en compte la masse musculaire ni la répartition de la graisse dans le corps.
| Stade | IMC | Homme 1,80 m | Femme 1,70 m |
|---|---|---|---|
| Maigreur | <18,5 | <60 kg | <53 kg |
| Poids normal | 18,5-24,9 | 60-81 kg | 53-72 kg |
| Surpoids | 25-29,9 | 82-97 kg | 73-86 kg |
| Obésité modérée | 30-34,9 | 98-113 kg | 87-100 kg |
| Obésité sévère | 35-39,9 | 114-129 kg | 101-115 kg |
| Obésité morbide | ≥40 | ≥130 kg | ≥116 kg |
(Les valeurs sont des approximations calculées à partir des seuils d’IMC.)
La maigreur
On parle de maigreur lorsque l’IMC est inférieur à 18,5.
Contrairement aux idées reçues, être très mince n’est pas forcément un signe de bonne santé. Le corps a besoin d’une certaine quantité de graisse pour assurer le bon fonctionnement des hormones, du système immunitaire et pour constituer des réserves d’énergie.
Si cette maigreur est involontaire ou s’accompagne d’une fatigue importante, il est conseillé d’en rechercher la cause avec un professionnel de santé.
Le poids normal
Un IMC compris entre 18,5 et 24,9 correspond au poids considéré comme normal.
En général, c’est la zone où les risques liés au surpoids sont les plus faibles. Cela ne signifie pas pour autant que tout est parfait. Une personne peut avoir un IMC normal mais manquer d’activité physique, avoir une alimentation déséquilibrée ou présenter un excès de graisse au niveau du ventre.
L’objectif n’est donc pas seulement d’avoir un « bon IMC », mais aussi de conserver de bonnes habitudes de vie.minale.
Le surpoids
Le surpoids correspond à un IMC compris entre 25 et 29,9.
Aujourd’hui, il touche une grande partie de la population. L’alimentation ultra-transformée, la sédentarité, le manque de sommeil ou encore le stress expliquent en partie cette augmentation.
Le surpoids n’est pas une fatalité, mais c’est souvent le bon moment pour agir. Quelques changements dans l’alimentation et l’activité physique peuvent suffire à éviter que la situation ne s’aggrave avec le temps.
L’obésité modérée (grade I)
L’obésité modérée débute à partir d’un IMC de 30.
À ce stade, le risque de développer certaines maladies augmente progressivement : diabète de type 2, hypertension, douleurs articulaires ou encore maladies cardiovasculaires.
La bonne nouvelle, c’est qu’il est encore possible d’améliorer considérablement sa santé grâce à des changements progressifs dans son mode de vie. Chaque kilo perdu peut déjà avoir un effet positif sur l’organisme.
L’obésité sévère (grade II)
L’obésité sévère correspond à un IMC compris entre 35 et 39,9.
Les risques pour la santé deviennent plus importants et les gestes du quotidien peuvent parfois être plus difficiles : essoufflement, fatigue, douleurs ou diminution de la mobilité.
À ce stade, un accompagnement par un professionnel de santé est souvent une bonne idée afin de mettre en place une stratégie adaptée et durable.
L’obésité morbide (grade III)
On parle d’obésité morbide lorsque l’IMC atteint 40 ou plus.
Cette situation est associée à un risque élevé de complications, mais cela ne signifie pas qu’il est trop tard pour agir. De nombreuses personnes ont réussi à retrouver une meilleure qualité de vie grâce à une prise en charge adaptée et à des changements progressifs de leurs habitudes.
L’important est de ne pas chercher une solution miracle, mais de mettre en place des actions réalistes que vous pourrez maintenir dans le temps.
Comment agir selon votre stade ?
Si vous êtes en situation de maigreur ?
Si votre IMC est inférieur à 18,5, l’objectif n’est pas de continuer à perdre du poids. Le corps a besoin d’une certaine quantité de graisse et de muscle pour fonctionner correctement.
Si cette maigreur est naturelle et que vous êtes en bonne santé, il n’y a pas forcément lieu de s’inquiéter. En revanche, si vous perdez du poids sans raison apparente, que vous êtes souvent fatigué ou que vous manquez d’énergie, il est préférable d’en parler à votre médecin afin d’en rechercher la cause.
Mes conseils :
- privilégiez des repas riches en protéines et en aliments peu transformés ;
- pratiquez une activité physique pour développer votre masse musculaire ;
- ne cherchez pas à prendre du poids uniquement avec des aliments très sucrés ou ultra-transformés ;
- consultez un professionnel de santé si cette maigreur est récente ou importante.
Si vous êtes à votre poids normal ?
Si votre IMC se situe entre 18,5 et 24,9, vous êtes dans la zone considérée comme normale.
L’objectif n’est pas de perdre davantage de poids, mais de conserver de bonnes habitudes pour éviter une prise de poids progressive au fil des années.
Beaucoup de personnes prennent quelques kilos tous les ans sans vraiment s’en rendre compte. Dix ans plus tard, cela peut représenter plusieurs dizaines de kilos.
Mes conseils :
- continuez à privilégier des aliments simples et peu transformés ;
- restez actif au quotidien ;
- surveillez votre tour de taille plutôt que votre poids chaque semaine ;
- dormez suffisamment et limitez le stress chronique.
Si vous êtes en surpoids
Le surpoids est aujourd’hui très fréquent. Heureusement, c’est souvent à ce stade qu’il est le plus facile d’agir. Il n’est pas nécessaire de suivre un régime drastique. Quelques changements d’habitudes suffisent souvent à inverser la tendance.
Mes conseils :
- commencez par supprimer progressivement les boissons sucrées ;
- réduisez les aliments ultra-transformés riches en sucres ;
- faites des repas plus rassasiants avec des protéines, des légumes et des aliments peu transformés ;
- marchez un peu plus chaque jour ;
- ne cherchez pas à perdre 20 kg d’un coup : les cinq premiers kilos sont déjà une excellente victoire.
Si vous êtes en obésité
À ce stade, il est important d’agir, mais surtout de ne pas céder aux promesses des régimes miracles. L’objectif n’est pas de perdre 30 kg en quelques mois. Il est de retrouver progressivement une alimentation durable. Chaque kilo perdu représente déjà un bénéfice pour votre santé.
Mes conseils :
- fixez-vous de petits objectifs réalistes plutôt qu’un poids final.
- oubliez les régimes très restrictifs ;
- apprenez à construire des repas réellement rassasiants ;
- diminuez progressivement votre consommation de sucre ;
- reprenez une activité physique adaptée à votre condition, même une simple marche quotidienne ;
Si vous êtes en obésité sévère ou morbide
Lorsque l’IMC dépasse 35, les risques pour la santé augmentent et un accompagnement devient souvent utile. Cela ne signifie pas que la situation est sans solution. De nombreuses personnes ont retrouvé une meilleure santé grâce à des changements progressifs.
Mes conseils :
- augmentez progressivement votre activité physique selon vos capacités.Se faire accompagner.
- faites-vous accompagner par votre médecin ou un professionnel de santé ;
- ne cherchez pas à perdre du poids trop rapidement ;
- améliorez une habitude à la fois plutôt que de vouloir tout changer en une semaine ;
- privilégiez une alimentation simple et rassasiante ;
- Changer progressivement son alimentation.
- Ne surtout pas chercher les solutions miracles.
Si vous êtes en obésité morbide ?
L’obésité morbide est une maladie qui nécessite généralement une prise en charge médicale. Il est normal de se sentir découragé devant le nombre de kilos à perdre. Pourtant, vouloir perdre 50 kg d’un seul coup est souvent démotivant. Commencez simplement par les cinq premiers kilos. Puis les cinq suivants. Chaque progrès compte.
Mes conseils :
- faites-vous accompagner par votre médecin ;
- ne tombez pas dans les régimes extrêmes qui promettent une perte de poids spectaculaire ;
- concentrez-vous sur des habitudes que vous pourrez conserver toute votre vie ;
- améliorez progressivement votre alimentation et votre sommeil ;
- gardez en tête qu’une perte de poids durable est un marathon, pas un sprint.
Peu importe votre stade, il n’est jamais trop tard
Que vous soyez en surpoids, en obésité modérée ou en obésité sévère, le plus important est de commencer quelque part.
N’essayez pas de transformer votre vie du jour au lendemain. Une seule bonne habitude mise en place aujourd’hui vaut souvent mieux qu’un régime parfait abandonné dans deux semaines.
J’ai volontairement écrit ce blog pour montrer qu’il existe une autre façon de perdre du poids : sans culpabiliser, sans se priver en permanence et sans chercher la perfection. Ce qui compte, ce ne sont pas les efforts extraordinaires pendant quelques jours, mais les petites habitudes que vous serez encore capable de suivre dans un an.
FAQ
Comment savoir si je suis obèse ?
Le moyen le plus simple est de calculer votre Indice de Masse Corporelle (IMC). Il se calcule en divisant votre poids (en kilogrammes) par votre taille (en mètres) au carré. Si votre IMC est supérieur ou égal à 30 kg/m², vous êtes considéré comme en situation d’obésité. Cet indice reste toutefois une estimation et doit être interprété avec d’autres critères comme le tour de taille.
L’IMC est-il vraiment fiable ?
L’IMC est un excellent outil pour obtenir une première estimation de votre corpulence, mais il possède des limites. Il ne fait pas la différence entre la masse musculaire et la masse grasse. Par exemple, un sportif très musclé peut être classé comme obèse selon son IMC alors qu’il possède très peu de graisse. C’est pourquoi il est préférable de l’utiliser avec d’autres indicateurs, comme le tour de taille ou la composition corporelle.
Le tour de taille est-il plus important que le poids ?
Dans de nombreux cas, oui. La graisse accumulée autour du ventre est généralement plus préoccupante pour la santé que celle située sur les hanches ou les cuisses. C’est pourquoi suivre l’évolution de son tour de taille est souvent plus pertinent que de se concentrer uniquement sur le chiffre affiché par la balance.
Peut-on sortir d’une obésité sévère ?
Oui, de nombreuses personnes y parviennent chaque année. Même si le chemin peut sembler long, une perte de poids progressive permet déjà d’améliorer la santé et la qualité de vie. L’important est de ne pas chercher une solution miracle, mais de mettre en place des habitudes alimentaires durables et, si besoin, de se faire accompagner par un professionnel de santé.
À partir de quel IMC est-on considéré comme obèse ?
Selon la classification de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’obésité débute à partir d’un IMC de 30 kg/m².
On distingue ensuite trois niveaux :
- Obésité modérée (grade I) : IMC de 30 à 34,9 kg/m².
- Obésité sévère (grade II) : IMC de 35 à 39,9 kg/m².
- Obésité morbide (grade III) : IMC supérieur ou égal à 40 kg/m².
Cette classification permet d’évaluer les risques pour la santé et d’adapter la prise en charge si nécessaire.
Peut-on être en bonne santé malgré un surpoids ?
Oui. Le poids n’est pas le seul indicateur de santé. Une personne en léger surpoids qui pratique une activité physique, dort suffisamment et adopte une alimentation de qualité peut être en meilleure santé qu’une personne ayant un IMC normal mais très sédentaire. L’objectif ne doit donc pas être uniquement de faire baisser le chiffre sur la balance, mais d’améliorer durablement son mode de vie.